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Au Togo, les partis d’opposition ne cessent de réclamer la libération des journalistes détenus récemment et celle de l’activiste Fovi Katakou, arrêté à son domicile par des forces de sécurité samedi dernier.


Au moins trois (3) véhicules identifiés comme appartenant aux forces de sécurité, selon les médias locaux, « ont bloqué la route donnant accès au domicile de Fovi Katakou » et l’ont emmené « avec son fauteuil roulant ».

Les mêmes sources ont indiqué que la chambre de l’activiste avait été passée au peigne fin et que certains objets avaient été emportés.

Fovi Katakou est détenu dans les locaux du Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC) pour avoir défendu des crimes et délits, et incité à la révolte contre l’autorité de l’État, selon des informations.

L’arrestation de ce membre du mouvement « Nubuéké » intervient au lendemain de l’arrestation des journalistes Joël EGAH et Ferdinand AYITE.


Le régime critiqué pour ses « arrestations arbitraires »


Dans un récent communiqué, Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) a demandé la levée du contrôle judiciaire contre Isidore Kouwonou, Rédacteur en chef du bihebdomadaire L’Alternative ainsi que la libération du militant Fovi Katakou et des deux journalistes.

L’Alliance nationale pour le changement (ANC), intervenant dans ces arrestations, dit condamner cette “stratégie éculée de la pensée unique qui consiste à intimider voire jeter en prison toute voix discordante”.

Ce parti exige également dans une nouvelle déclaration, la libération de Fovi Katakou et celle de tous les prisonniers politiques.

Pour rappel, malgré son handicap, ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre et de sécurité appellent ou interpellent M. Katakou pour ses opinions.

Lire Aussi: Togo: Arrestation d’un autre membre de la DMK à Lomé

Source: Agences de presse